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Modèle de grille de prix : le tableau complet à recopier

Un modèle de grille de prix prêt à recopier : type de contenu, palier bas, palier haut, plancher, destinataire, et la méthode pour remplir chaque colonne.

Publié le 28 juillet 2026

5 colonnescontenu, palier bas, palier haut, plancher, destinataire
8 lignesles types de contenu couverts par le modèle
après 10 échangesle moment où une proposition convertit le mieuxnos données
42 852conversations et 38 879 ventes derrière nos repèresnos données

Une grille de prix, c’est le tableau qui dit combien coûte chaque type de contenu, à qui il se propose et en dessous de quel montant il ne part jamais. Elle ne sert pas à décorer un dossier : elle sert au moment précis où quelqu’un doit écrire un montant dans une conversation. Voici le modèle complet, à recopier tel quel, et la méthode pour le remplir.

À quoi sert une grille de prix, et qui s’en sert ?

À écrire une fois, à froid, ce qu’on n’aura plus à décider dans le fil. Le montant cesse alors de dépendre de l’humeur du fan ou de la fatigue de fin de poste. Trois profils s’en servent, et pas de la même façon.

  • La créatrice qui gère seule ses messages. La grille lui évite de recalculer un montant à chaque proposition, et surtout de le recalculer différemment selon le fan.
  • L’agence qui fait écrire plusieurs personnes. Sans grille, deux chatters vendent la même pièce à deux prix le même soir. C’est le premier écart que remarquent les fans qui se parlent entre eux.
  • La personne qui reprend un compte. Une grille écrite est la seule chose qui rende un historique de prix compréhensible sans avoir à relire des mois de conversations.

La grille répond à la question « combien ». Elle ne répond pas à « quand » : le moment de la proposition se décide ailleurs, et nos données sont nettes sur ce point. Une vente proposée avant le sixième message fait chuter la conversion d’environ un tiers, l’optimum se situant après une dizaine d’échanges. Une grille parfaite appliquée trop tôt ne sauve rien. Le détail du calendrier est traité dans le guide sur quand proposer une vente.

À quoi ressemble le modèle complet ?

À cinq colonnes et huit lignes, plus un en-tête de quatre champs. Recopie ce bloc tel quel, remplace chaque ____ par un montant, et n’ajoute pas de colonne : chacune de celles qui manquent au premier coup d’œil se révèle être une note, pas une règle.

En-tête de la grille

  • Créatrice : ____
  • Devise et plateforme : ____
  • Dernière révision : ____
  • Qui peut déroger, et jusqu’où : ____

La grille

Type de contenu Palier bas Palier haut Plancher À qui on le propose
Photo à l’unité ____ ____ ____ Fan qui n’a jamais acheté
Lot de photos ____ ____ ____ Fan qui a déjà acheté une fois
Vidéo courte ____ ____ ____ Fan qui a déjà acheté une fois
Vidéo longue ____ ____ ____ Fan qui achète régulièrement
Lot du mois ____ ____ ____ Fan régulier, une fois par mois au plus
Message vocal ____ ____ ____ Fan qui écrit beaucoup, achète peu
Contenu sur demande ____ ____ ____ Fan régulier uniquement, sur brief écrit
Pièce déjà sortie, en réactivation ____ ____ ____ Fan silencieux depuis plusieurs semaines

Les trois règles qui accompagnent le tableau, à recopier en dessous :

  1. Le montant se rattache au contenu, jamais au fan.
  2. On descend d’un palier en changeant de contenu, jamais en baissant le prix du même contenu.
  3. Sous le plancher, on ne vend pas : on propose autre chose ou on n’insiste pas.

Comment remplir chaque colonne ?

Une colonne à la fois, en commençant par le plancher : c’est la seule qui ne dépende d’aucun historique de ventes. Le tableau ci-dessous les reprend ensuite dans l’ordre de la grille.

Colonne Ce qu’on écrit dedans L’erreur à ne pas y faire
Type de contenu Un format de production, pas un thème Découper si fin qu’on obtient vingt lignes
Palier bas Le montant proposé par défaut En faire un prix d’appel permanent
Palier haut Le montant proposé à un fan qui a déjà acheté Le poser si haut qu’il ne sert jamais
Plancher La limite absolue, en net encaissé Le confondre avec le palier bas
À qui on le propose Un état du fan, observable Y écrire un jugement de valeur

Quelques précisions qui évitent les hésitations au remplissage :

  • Le plancher se calcule sur le net, pas sur l’affiché. Un plancher posé sur le prix affiché est un plancher percé.
  • L’écart entre palier bas et palier haut doit se voir à l’œil nu. S’il faut comparer deux fois pour repérer la différence, la personne en poste choisira toujours le bas.
  • La colonne destinataire décrit un fait, pas une intuition : « a déjà acheté », « silencieux depuis plusieurs semaines ». « Semble motivé » n’est pas un état, c’est une impression, et les impressions ne se vérifient pas en relecture.
  • Ne remplis pas les huit lignes le premier jour. Remplis celles que tu vends réellement cette semaine, laisse les autres vides, et ajoute-les quand le cas se présente pour de bon.

La méthode de calcul détaillée, avec l’ancrage et le raisonnement sur la rareté, est dans le guide pour fixer le prix d’un contenu. Sur la logique des niveaux eux-mêmes, la définition de palier de prix suffit à cadrer une discussion d’équipe.

Quelles sont les trois erreurs classiques ?

Trois, et elles reviennent dans cet ordre.

  1. Confondre plancher et palier bas. Le palier bas est un prix qu’on propose ; le plancher est une limite qu’on ne franchit pas. Quand les deux se confondent, la première négociation les emporte tous les deux, et la grille perd sa seule case non négociable.
  2. Faire varier le prix selon le fan plutôt que le contenu. C’est confortable sur le moment et intenable ensuite : il suffit que deux fans comparent pour que chaque montant devienne discutable. Ce qui s’adapte au profil, c’est la ligne qu’on lui propose. La façon de tenir cette position en conversation est détaillée dans le guide pour négocier avec un fan.
  3. Écrire la grille et ne pas la relire. Une grille non confrontée aux ventes réelles dérive en quelques semaines sans que personne ne le voie. Le contrôle tient en une comparaison : le montant encaissé, ligne à ligne, contre la case correspondante. Le suivi des revenus sert exactement à ça.

Quand faut-il réviser la grille ?

Sur des semaines de ventes, jamais sur une soirée, et une ligne à la fois. Trois signaux justifient d’ouvrir le fichier :

  • Une ligne ne se vend plus du tout. Le palier bas est probablement passé au-dessus de ce que ce contenu vaut pour cette audience.
  • Une ligne part systématiquement au palier haut sans discussion. Le haut est trop bas ; ajoute un niveau au-dessus plutôt que de relever l’existant.
  • Le contenu produit a changé. Nouveau format, nouveau rythme, nouvelle durée : la ligne ne décrit plus ce qu’elle est censée décrire.

Deux précautions pour que la révision serve à quelque chose. Ne change qu’une ligne à la fois, sinon l’effet observé n’est attribuable à rien. Et applique la hausse aux nouveaux fans d’abord : un fan régulier ne voit pas une augmentation, il voit une règle qui change en cours de route. Note la date dans l’en-tête à chaque modification : c’est ce qui permet, trois mois plus tard, de savoir ce qui a bougé et quand.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une grille de prix, exactement ?

Un tableau décidé à froid qui associe chaque type de contenu à une fourchette, à un plancher et à un destinataire. Ce n'est pas un catalogue montré aux fans : c'est un document interne, lu par la personne qui écrit, au moment où elle doit annoncer un montant. Sa fonction est de retirer la décision de prix de la conversation.

Faut-il montrer la grille de prix aux fans ?

Non, pas telle quelle. Elle contient tes planchers, et un plancher connu devient le seul prix que tu obtiendras. Ce qui peut se montrer, c'est un extrait : quelques contenus avec un montant unique, sans fourchette ni limite basse. La grille complète reste du côté de l'équipe.

Combien de lignes doit contenir une grille de prix ?

Autant que tu vends de types de contenus réellement différents, ce qui fait rarement plus d'une dizaine. Le modèle en propose huit, qui couvrent la plupart des cas. Ajoute une ligne seulement quand un contenu se vend assez souvent pour mériter sa propre règle ; sinon rattache-le à la ligne la plus proche.

Comment remplir la grille quand on n'a encore rien vendu ?

En remplissant d'abord la colonne plancher, qui ne dépend d'aucun historique : c'est le montant net en dessous duquel produire la pièce ne vaut pas le temps qu'elle prend. Les paliers bas et haut se posent ensuite au-dessus, sans prétendre être justes. Ils le deviendront après quelques semaines de ventes réelles.

Une grille de prix peut-elle être commune à plusieurs créatrices ?

La structure oui, les montants non. Les cinq colonnes, les huit lignes et la règle du plancher se recopient telles quelles d'une créatrice à l'autre. Les montants, eux, dépendent du contenu produit, du rythme de publication et de ce que sa propre audience a déjà payé. Une grille recopiée avec ses chiffres est une grille qui ne correspond à personne.

Que se passe-t-il si un chatter descend sous le plancher ?

La vente compte quand même, et c'est le problème : elle rentre, elle est visible, et elle installe un montant de référence que le fan appliquera aux suivantes. Traite l'écart comme un écart de procédure, pas comme un résultat. Le seul contrôle qui fonctionne consiste à relire quelques ventes par semaine et à comparer le montant encaissé à la ligne de la grille.

Voir ce que ça donne en pratique

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