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Grille d'évaluation d'un chatter : le modèle à recopier

Un modèle de grille d'évaluation d'un chatter : critères, barème, fréquence, et la règle du taux à volume comparable plutôt que du chiffre brut.

Publié le 28 juillet 2026

8 critèresles lignes de la grille, notées sur 20 points au total
4 critèresissus directement de nos données de conversation
≈ un tiersde conversion perdue quand la vente est proposée avant le sixième messagenos données
42 852conversations et 38 879 ventes derrière les critères mesurésnos données

Une grille d’évaluation de chatter, c’est le tableau qui dit ce qu’on regarde dans ses conversations, combien ça pèse et à quelle fréquence on le regarde. Elle existe pour une seule raison : sans elle, on évalue au chiffre de ventes, et le chiffre de ventes récompense celui qui a hérité des meilleurs fans. Voici le modèle complet, à recopier tel quel.

À quoi sert une grille d’évaluation de chatter, et qui s’en sert ?

À transformer une relecture en correction datée, sur des critères que la personne connaissait avant d’être notée. Trois profils s’en servent, et pas de la même façon.

  • Le référent de comptes, qui relit chaque semaine et doit écrire un retour utilisable dans la journée.
  • Le chatteur, qui doit pouvoir prévoir sa note. Une grille dont on découvre les critères après coup ne corrige rien, elle décourage.
  • Le responsable d’équipe, qui arbitre les portefeuilles et les créneaux, et qui a besoin de comparer sans comparer des choses incomparables.

La grille répond à « comment ça a été écrit ». Elle ne répond pas à « combien ça a rapporté » : ce chiffre-là se suit ailleurs, dans les indicateurs de l’agence. Les deux lectures sont nécessaires, et les mélanger dans le même tableau est la première erreur.

À quoi ressemble le modèle complet ?

À huit critères notés sur vingt points, plus un en-tête de cinq champs. Le guide sur la gestion de chatting en donne une version courte à cinq critères, suffisante pour deux ou trois personnes ; celle-ci la remplace dès qu’il faut comparer des créneaux et des portefeuilles. Recopie ce bloc tel quel et distribue-le à l’équipe avant la première note.

En-tête de l’évaluation

  • Chatteur : ____
  • Période évaluée : ____
  • Conversations relues (nombre et créneaux) : ____
  • Qui a relu : ____
  • Date du retour écrit : ____

Le champ « conversations relues » est celui qui rend deux évaluations comparables : sans le nombre et les créneaux, une note ne se compare ni à celle du mois dernier, ni à celle de quelqu’un d’autre.

La grille

Critère Ce qu’on vérifie dans la conversation Points Note Conversation citée
Rang de la première proposition La vente n’arrive pas avant le sixième message, idéalement après une dizaine d’échanges 4 ____ ____
Fin du message de vente Le message ne se termine pas par des points de suspension 3 ____ ____
Formulation de la conclusion Pas de question fermante au moment de conclure 3 ____ ____
Placement du rappel personnel Le détail personnel n’est pas collé au moment de la vente 2 ____ ____
Respect de la grille de prix Le montant est annoncé une seule fois, en clair, jamais sous le plancher 3 ____ ____
Reprise du fil et passation Le fil est repris là où il en était ; note de fin de poste écrite 2 ____ ____
Fidélité à la fiche de voix Vocabulaire et ton conformes au document de la créatrice 2 ____ ____
Traitement du volume tiède Des fils sans réponse depuis des semaines ont été rouverts 1 ____ ____
Total 20 ____

Aucun total n’est un seuil. Ce sont les zéros qui décident : tout critère à zéro déclenche un retour écrit dans la semaine, puis une relecture ciblée sur ce seul critère la semaine suivante. Le total ne sert qu’à suivre la même personne d’une période à l’autre.

Les trois règles qui accompagnent le tableau, à recopier en dessous :

  1. Un écart se note avec la conversation qui le montre. Sans citation, il ne se corrige pas et il se conteste.
  2. On note le geste, pas le résultat du créneau.
  3. La note se rend par écrit dans la semaine. Ce qui n’est pas rendu ne corrige rien.

Comment noter chaque critère ?

Chaque critère se note tout ou rien : les points sont acquis si le geste est tenu dans toutes les conversations relues, perdus dès qu’un écart est constaté et cité. Pas de demi-point. Un barème à cinq nuances par ligne se négocie ; un barème à deux valeurs se constate. La pondération est un choix éditorial : elle met le poids sur les quatre gestes que nos données tranchent.

Critère Constaté comment Ce qui coûte les points
Rang de la proposition On compte les messages avant la première offre Vente proposée avant le sixième message
Fin du message On lit les derniers caractères Points de suspension en terminaison
Conclusion On lit la dernière phrase Question qui permet de répondre non
Rappel personnel On regarde ce qui précède l’offre Détail personnel collé à l’annonce du prix
Prix On compare au tableau de prix Montant répété, négocié, ou sous le plancher
Reprise du fil On lit les dix premiers messages du créneau Fil repris comme s’il était neuf
Voix On compare à la fiche Vocabulaire qui n’est pas celui de la créatrice
Volume tiède On compte les fils rouverts Aucun fil dormant ouvert sur la période

Les quatre premiers critères viennent directement de nos données, sur 42 852 conversations et près de 1,5 million de messages : proposer avant le sixième message fait chuter la conversion d’environ un tiers, les points de suspension sont le pire terminateur mesuré, une question fermante au moment de conclure coûte plusieurs points, et un rappel personnel placé au moment précis de la vente coûte alors qu’il semble aider. C’est le résultat le plus contre-intuitif du corpus. La façon de fermer un message est traitée dans comment terminer un message de vente.

Les critères 5 et 7 supposent deux documents déjà écrits, sans quoi ils ne se constatent pas : la grille de prix pour le montant annoncé, et la fiche de voix pour le vocabulaire de la créatrice.

Pourquoi le chiffre brut de ventes fausse-t-il la comparaison ?

Parce qu’il mesure d’abord ce qu’on a confié à la personne, et seulement ensuite ce qu’elle en a fait. Deux chatteurs de talent identique n’obtiennent pas le même total selon le portefeuille et l’heure qu’on leur a donnés.

Ce qu’on compare souvent Pourquoi ça trompe Ce qu’on regarde à la place
Ventes du mois Dépend du nombre de fans confiés Ventes rapportées aux conversations attribuées
Total encaissé Dépend des paliers de prix du compte Taux de conversion par offre envoyée
Ventes de nuit contre ventes du soir Le créneau décide avant la personne Comparaison à créneau identique uniquement
Ventes d’un nouveau contre un ancien Le portefeuille chaud se construit avec le temps Comparaison sur des fans de même ancienneté
Messages envoyés Monte quand on relance mécaniquement Rang moyen de la première proposition

Trois précautions rendent la comparaison honnête :

  • Même dénominateur pour tout le monde, écrit une fois : une conversation attribuée, une offre envoyée, un fan actif dans les trente derniers jours. Peu importe lequel, du moment qu’il ne change pas d’une personne à l’autre.
  • Même créneau. Les créneaux ne se valent pas pour vendre : compare deux personnes sur des heures identiques, sinon tu notes l’horaire qu’on leur a confié avant de noter ce qu’elles écrivent.
  • Assez de recul. Un écart lu sur une seule période ne prouve rien. Regarde la direction sur plusieurs semaines glissantes et n’agis qu’après deux périodes consécutives dans le même sens.

Cette grille ne voit que ce qu’on a relu. Ce qui la rend utile n’est pas le verdict, c’est l’habitude corrigée : elle s’applique ensuite aux conversations que personne n’ouvrira.

Quelles sont les trois erreurs classiques ?

Trois, et elles reviennent dans cet ordre.

  1. Noter la personne au lieu du geste. « Manque de chaleur » ne se corrige pas, ne se vérifie pas et ne se conteste pas. « La proposition est arrivée au quatrième message, voici la capture » se corrige dès le lendemain.
  2. Changer la grille en cours de période. Une ligne ajoutée ou retirée en cours de route rend toutes les notes de la période incomparables, et c’est la comparaison dans le temps qui fait la valeur d’une note.
  3. Faire de la grille un classement. Un classement fait travailler pour le rang. La grille sert à corriger, pas à hiérarchiser. Le cadre complet de cette relecture est décrit dans le contrôle qualité.

À quelle fréquence évaluer, et quand réviser la grille ?

Trois rythmes distincts, qu’il ne faut pas confondre :

  • Chaque semaine, une dizaine de conversations par personne, note et retour écrit. C’est le rythme qui corrige : un geste repris la semaine où il apparaît ne devient pas une habitude.
  • Chaque mois, la synthèse des taux à volume comparable. C’est ce qui sert aux décisions de portefeuille, de créneau et de part variable.
  • Deux fois par an, la grille elle-même. Retire un critère que tout le monde obtient toujours, il ne mesure plus rien ; ajoute-en un quand un écart nouveau revient trois semaines de suite.

Ne modifie qu’un critère à la fois, entre deux périodes et jamais pendant, et note la date en en-tête.

justonedash applique la même règle à chaque conversation et garde la mémoire de ce qu’un fan a acheté ou refusé (20 % des ventes, sans abonnement).

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une grille d'évaluation de chatter ?

Un tableau de critères écrits, connus d'avance, appliqués à un échantillon de conversations relues, et qui produit une note et un retour daté. Ce n'est pas un entretien annuel ni un classement : c'est l'outil qui transforme une relecture en correction, en nommant le geste à changer plutôt que la personne à blâmer.

Pourquoi ne faut-il pas évaluer un chatter sur ses ventes ?

Parce que le total de ventes dépend surtout de ce qu'on lui a confié : un portefeuille de fans réguliers et un créneau de soirée produisent plus qu'un portefeuille froid de nuit, à talent strictement égal. Sur nos données, le créneau de deux à six heures du matin effondre la conversion tandis que la soirée la maximise. Un chiffre brut mesure donc l'attribution avant de mesurer la personne.

Combien de conversations faut-il relire par personne ?

Une dizaine par semaine suffit pour corriger des gestes, et c'est l'usage principal de la grille. Pour comparer deux personnes entre elles, la relecture hebdomadaire ne suffit pas : regarde la direction de leurs taux sur plusieurs semaines, à créneau et dénominateur identiques.

À quelle fréquence évaluer un chatter ?

Une note hebdomadaire courte sur l'échantillon relu, une synthèse mensuelle sur les taux, et une révision de la grille elle-même deux fois par an. La note hebdomadaire est celle qui corrige ; la synthèse mensuelle est celle qui sert aux décisions de portefeuille et de rémunération. Confondre les deux fait réagir à du bruit.

Faut-il montrer la grille aux chatteurs avant de les noter ?

Toujours, et avant la première note. Une grille découverte le jour de l'évaluation se lit comme un piège, et elle ne corrige rien puisque personne ne pouvait s'y conformer. Le modèle est fait pour être distribué tel quel, avec le barème visible et les exemples de ce qui compte comme écart.

Peut-on lier la grille à la rémunération ?

Partiellement, et seulement sur les critères de procédure, jamais sur les taux bruts. Une prime indexée sur les ventes fabrique exactement le comportement que nos données sanctionnent : proposer tôt, souvent avant le sixième message. Une part variable adossée au respect des gestes mesurés est plus lente à installer, mais elle ne se retourne pas contre la conversion.

Voir ce que ça donne en pratique

Le chatbot justonedash tient les conversations, garde la voix de chaque créatrice et travaille en continu.