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Modèle de tableau de suivi des revenus, à recopier tel quel

Le modèle de tableau de suivi des revenus, avec ses six colonnes : brut plateforme, prélèvement, commission agence, net, versé, écart. À recopier.

Publié le 28 juillet 2026

6 colonnesbrut plateforme, prélèvement, commission agence, net dû, versé, écart
3 sourcesle relevé de la plateforme, le décompte de l'agence, le relevé bancaire
12 lignesun mois clos par ligne, une année par onglet

Aucun des documents que tu reçois ne contient le chiffre qui compte : la différence entre ce qui t’était dû et ce qui est arrivé sur ton compte. Un tableau de suivi des revenus sert exactement à ça : le faire apparaître, une fois par mois, sur une seule ligne. Voici le modèle complet, à recopier tel quel, et la méthode pour le remplir.

À quoi sert un tableau de suivi des revenus, et qui s’en sert ?

À transformer trois documents incomparables en une ligne lisible, une fois par mois. Trois profils s’en servent, et pas pour la même raison.

  • La créatrice qui veut vérifier ce qu’elle reçoit. Le tableau lui donne le seul chiffre qu’aucun des trois documents ne contient : la différence entre ce qui lui était dû et ce qui est arrivé sur son compte.
  • L’agence qui gère plusieurs comptes. Un onglet par créatrice, la même structure partout, et la ligne « net dû » devient le point de départ du rapport mensuel envoyé à chacune.
  • La personne qui reprend un compte en cours d’année. Douze lignes tenues remplacent douze relevés à rouvrir.

Le tableau répond à la question « combien ». Il ne répond pas à « pourquoi » : un mois qui baisse ne s’explique pas dans une colonne, il s’explique dans les conversations. C’est le sujet du guide sur l’heure à laquelle les fans achètent, pas celui d’un tableur.

À quoi ressemble le modèle complet ?

À un en-tête de six champs et à un tableau de six colonnes de montants, avec une ligne par mois clos. Recopie ce bloc, remplace chaque ____ par un montant, et n’ajoute pas de colonne.

En-tête du tableau

  • Créatrice : ____
  • Plateforme et devise : ____
  • Année : ____
  • Base de la commission agence (prix affiché ou net de plateforme) : ____
  • Date de versement convenue : ____
  • Dernière mise à jour, et par qui : ____

Le tableau

Mois clos Brut plateforme Prélèvement plateforme Commission agence Net dû Versé Écart
Janvier ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Février ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Mars ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Avril ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Mai ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Juin ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Juillet ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Août ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Septembre ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Octobre ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Novembre ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Décembre ____ ____ ____ ____ ____ =Versé−Net dû
Total ____ ____ ____ ____ ____ ____

Les quatre règles qui accompagnent le tableau, à recopier en dessous :

  1. Une ligne par mois clos. Un mois en cours n’a pas de montant définitif.
  2. Chaque montant vient d’un document daté, nommé dans la colonne de notes.
  3. L’écart se calcule, il ne se saisit pas.
  4. Un remboursement se porte au mois où il apparaît, jamais au mois de la vente.

Comment remplir chaque colonne ?

Colonne par colonne, dans l’ordre du tableau.

Colonne D’où vient le chiffre Qui le fournit L’erreur à ne pas y faire
Brut plateforme Total encaissé par les fans sur le mois Le relevé de la plateforme Prendre le total affiché du tableau de bord, qui inclut souvent l’en-attente
Prélèvement plateforme La retenue de la plateforme sur ce brut Le même relevé, ligne dédiée La recalculer soi-même au lieu de la lire
Commission agence La part de l’agence sur la base écrite au contrat Le décompte de l’agence Appliquer le taux sans vérifier sur quelle base il porte
Net dû Brut moins les deux prélèvements Un calcul, pas un document Y recopier le montant annoncé par l’agence
Versé La somme réellement créditée Le relevé bancaire Compter un virement daté du mois suivant
Écart Versé moins net dû Une formule Le laisser à zéro « parce que ça doit tomber juste »

Quelques précisions qui évitent les hésitations au remplissage :

  • La ligne qui décide n’est pas un taux, c’est la base. À pourcentage identique, une commission calculée sur le prix affiché et une commission calculée sur le net de plateforme ne donnent pas le même montant. C’est le champ le plus important de l’en-tête ; le détail se trouve dans le guide sur la commission entre agence et créateur.
  • « Versé » veut dire crédité, pas annoncé. Un versement promis n’est pas un versement. Tant que la banque ne l’affiche pas, la case reste vide et l’écart reste ouvert.
  • Les frais de transfert et de change se notent, ils ne se dissolvent pas. S’ils expliquent l’écart, écris-les en note plutôt que de les retrancher discrètement du net dû.
  • Ouvre les trois documents ensemble. Remplir source par source oblige à revenir en arrière et fait perdre le seul avantage du format : voir la ligne complète d’un coup.

Quelles sont les trois erreurs classiques ?

Trois, et elles reviennent dans cet ordre.

  1. Confondre brut et net. Le brut est ce que le fan a payé ; le revenu net est ce qui reste après les deux prélèvements. Un tableau qui mélange les deux affiche une année flatteuse et un écart permanent que personne n’arrive à expliquer.
  2. Remplir un mois en cours. Les remboursements arrivent après coup et modifient un total déjà écrit. Les corrections descendent au mois suivant, avec leur nom.
  3. Laisser un écart sans nom. Un écart non nul n’est ni une erreur ni une preuve : c’est une question ouverte. Elle se ferme avec un motif (décalage de date, remboursement, frais de transfert, seuil de paiement non atteint), ou elle se réclame par écrit, avec le mois et le montant.

Quand faut-il remplir et réviser le tableau ?

Une fois par mois pour le remplir, une fois par an pour toucher à sa structure. Le reste du temps, on n’y touche pas.

  • Le remplissage se fait sur un mois clos, quand les trois documents existent, ce qui arrive rarement le premier du mois, puisque la date de versement convenue est souvent plus tardive. Choisis une date fixe et garde-la : c’est la régularité qui rend les lignes comparables, pas la rapidité.
  • La structure ne change qu’au changement d’année, ou quand la réalité change vraiment : nouvelle plateforme, nouvelle devise, nouveau contrat avec une autre base de commission. Dans ce cas, on ouvre un nouvel onglet plutôt que de modifier les colonnes de l’ancien.
  • Le signal qui justifie d’ouvrir le fichier hors calendrier est un écart qui se répète avec le même signe. Une fois, c’est un décalage ; deux fois dans le même sens, c’est une règle de calcul qui n’est pas celle que tu croyais.

Note à chaque fois la date de mise à jour et le nom de la personne qui a saisi : c’est ce qui permet, six mois plus tard, de distinguer un chiffre vérifié d’un chiffre recopié. Pour lire les documents eux-mêmes, ligne par ligne, le guide sur suivre ses revenus de créatrice prend le relais là où ce tableau s’arrête.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un tableau de suivi des revenus ?

Un tableau à une ligne par mois clos, qui met côte à côte ce que la plateforme a encaissé, ce qu'elle a prélevé, ce que l'agence a prélevé, ce qui reste dû, ce qui a été effectivement versé, et l'écart entre les deux derniers. Sa fonction n'est pas de faire de la comptabilité : c'est de rendre comparables trois documents qui ne comptent ni la même chose ni la même période.

Combien de colonnes faut-il vraiment ?

Six colonnes de montants, plus la colonne du mois. À chaque fois qu'on veut en ajouter une, il s'agit en réalité d'une précision sur une ligne particulière : elle a sa place dans une colonne de notes ou dans un onglet de détail, pas dans la structure. Un tableau à quinze colonnes cesse vite d'être rempli, et un tableau non rempli ne sert à rien.

Faut-il un tableau par créatrice ou un seul pour toutes ?

Un onglet par créatrice, avec exactement les mêmes colonnes. Les montants ne se comparent pas d'une créatrice à l'autre, mais la structure doit être identique, sinon personne ne peut relire le fichier de quelqu'un d'autre. Une feuille récapitulative peut ensuite reprendre la seule ligne « net dû » de chaque onglet.

Comment traiter un remboursement arrivé après coup ?

On le porte au mois où il apparaît sur le relevé, jamais au mois de la vente d'origine. Réécrire un mois déjà clos casse le seul intérêt du tableau, qui est de pouvoir être comparé à des documents datés. Le mois qui encaisse la correction affiche donc un brut plus bas, et la colonne de notes dit d'où vient la baisse.

Que faire quand la colonne écart n'est pas à zéro ?

On ne corrige rien tant que l'écart n'a pas un nom. Les explications habituelles sont un décalage de date de versement, un remboursement postérieur, des frais de transfert ou un seuil de paiement non atteint. Tant qu'aucune de ces quatre ne colle, l'écart reste ouvert et se réclame par écrit, avec le mois et le montant.

Un tableur suffit-il, ou faut-il un logiciel ?

Un tableur suffit pour une créatrice seule et tient encore avec quelques comptes. Ce qui le fait céder n'est pas le volume de lignes, c'est le nombre de personnes qui écrivent dedans : à partir de plusieurs mains, on perd la trace de qui a saisi quoi et quand. Le tableau reste le même dans les deux cas, seul l'endroit où il vit change.

Voir ce que ça donne en pratique

Le chatbot justonedash tient les conversations, garde la voix de chaque créatrice et travaille en continu.