Chatting
Travail d'échange par messages privés avec les fans d'une créatrice de contenu, tenu sous son nom par une ou plusieurs personnes qui se relaient, pour entretenir la relation et vendre les contenus payants.
Le mot circule partout dans le milieu des créateurs de contenu, rarement avec la même définition. Il recouvre pourtant un travail précis : quelqu’un lit et écrit les messages privés d’un compte à la place de la créatrice, sous son nom, sur des plages horaires définies.
Qui fait le chatting ?
La créatrice elle-même, un chatter recruté en interne, une agence spécialisée ou un outil qui rédige les messages : quatre configurations, du plus artisanal au plus structuré.
- La créatrice elle-même, au début, quand le nombre de conversations reste tenable.
- Un chatter, salarié ou indépendant, recruté et formé en interne.
- Une agence spécialisée, à qui les conversations sont confiées en totalité contre un pourcentage des ventes.
- Un outil qui rédige ou propose les messages, seul ou en appui d’une personne.
Le choix ne se joue pas sur le coût horaire mais sur le nombre d’heures à couvrir : une messagerie active demande une présence le soir, le week-end, et souvent la nuit.
Que couvre le chatting, au-delà de la vente ?
La vente est la partie visible, pas la plus longue. Le travail réel tient en cinq gestes répétés à chaque conversation.
- Accueillir un nouvel abonné dans les premières minutes.
- Tenir la voix de la créatrice : son vocabulaire, son rythme, ce qu’elle raconte d’elle-même.
- Retenir ce que le fan a dit : son prénom, son métier, ce qu’il a déjà acheté.
- Proposer un contenu payant précis, un PPV, à un moment choisi, pas dès que l’occasion se présente.
- Transmettre l’état de la conversation à la personne du créneau suivant.
C’est le cinquième point qui saute en premier quand le volume monte, et c’est celui qui coûte le plus cher : un fan à qui l’on repropose ce qu’il vient de refuser se referme pour de bon.
Quand une conversation vend-elle le mieux ?
Après une dizaine d’échanges, pas avant. Sur nos données (42 852 conversations, 1,5 million de messages, 38 879 ventes analysées), deux repères ressortent nettement.
- Proposer avant le sixième message ampute le taux de conversion d’environ un tiers. L’optimum se situe après une dizaine d’échanges réels.
- L’heure pèse autant que le contenu. Entre deux et six heures du matin, la conversion s’effondre ; le soir, elle est à son maximum.
L’écriture du message de vente pèse elle aussi, au mot près : le détail est traité dans l’entrée PPV.
En quoi est-ce différent d’un service client ?
Un service client traite des demandes qui arrivent ; le chatting entretient des relations qui doivent durer des mois. La conséquence pratique est un critère d’évaluation différent : un chatter qui conclut vite fait un bon chiffre le premier mois et détruit un portefeuille au troisième.
C’est aussi pourquoi le chatting se documente. La suite du travail passe par un script de conversation et par des relances écrites, pas par le jugement de chacun en fin de poste.
Faut-il forcément un humain derrière chaque message ?
Non, et c’est ce que justonedash prend en charge : les conversations sont tenues dans la voix de la créatrice, à trois heures du matin comme à vingt heures. Sur le moment où une conversation vend, le guide sur le meilleur moment pour vendre donne le détail.
Termes liés
Pour aller plus loin sur ce sujet :
Lire le guide complet