Automatisation de conversation
L'automatisation de conversation consiste à confier à un programme une partie des échanges avec les fans (le tri des conversations, l'envoi programmé, la relance des silencieux) sans qu'une personne rédige chaque message.
Une séquence de messages est un mécanisme : quelques messages posés à l’avance qui partent après un déclencheur. L’automatisation de conversation est la pratique qui l’englobe, et qui englobe aussi le tri de la boîte de réception, l’ordre de traitement, le rappel des fils oubliés. On automatise rarement « la conversation » : on automatise des morceaux, et le choix des morceaux fait tout.
Qu’est-ce qui s’automatise vraiment ?
Le travail répétitif dont le résultat ne dépend pas de la personne en face.
| Ce qu’on automatise | Ce que le programme fait | Ce qu’il reste à faire |
|---|---|---|
| Le tri | classe les fils par ancienneté, dépense, silence | décider dans quel ordre on les ouvre |
| L’envoi | expédie à l’heure prévue, au bon groupe | écrire le message, choisir le groupe |
| La relance | repère les silencieux et rouvre le fil | reprendre à la main dès qu’il répond |
| La mémoire | conserve ce qui a été dit, acheté, refusé | juger ce qui mérite d’être ressorti |
Le tri est le gain le plus sûr et le moins spectaculaire. Une boîte à quatre cents fils non lus coûte surtout du temps de décision : savoir lequel ouvrir vaut souvent plus qu’un message supplémentaire envoyé.
Qu’est-ce qui résiste à l’automatisation ?
La vente, et la mémoire au moment de la vente. Un programme place correctement un envoi dans le calendrier ; il place mal une proposition dans un échange. Nos données montrent à quel point ce moment est étroit : proposer trop tôt fait chuter la conversion d’environ un tiers. Le bon moment se lit dans le fil, dans ce qui vient d’être dit, dans le nombre d’échanges déjà passés, et jamais dans un calendrier.
Second point de résistance : ressortir un détail personnel. Retenir qu’un fan a un chien, un déménagement ou un examen à passer est ce qu’une machine fait le plus facilement, et le replacer ne lui coûte rien. Nos données montrent pourtant que ce rappel cesse de payer exactement là où un programme le place le plus volontiers : glissé dans le message qui propose un contenu payant, il fait perdre des points de conversion. Retrouver une information et choisir quand la ressortir sont deux décisions différentes ; la seconde n’est pas automatisable.
Une relance automatique est-elle encore une relance ?
Oui tant que le programme décide qu’on écrit, non dès qu’il décide ce qu’on écrit. Une relance se définit par son point de départ : elle repart de ce que ce fan-là avait dit. Repérer le silence, en revanche, est un travail que personne ne fait à la main sur une base entière, et qu’un programme fait sans se tromper.
Deux régimes coexistent donc sous le même mot :
- Détection automatisée, rédaction humaine. Le programme fournit la liste des fils à rouvrir et l’ordre dans lequel les prendre ; la phrase, elle, s’écrit en regardant le fil. C’est encore une relance.
- Détection et rédaction automatisées. Le même texte part vers tous les silencieux. Le geste porte encore le nom de relance, il en a perdu la définition : c’est un message de masse distribué un par un.
Faut-il automatiser toute la messagerie ?
Non, et ce n’est pas une question de principe. Le tri, l’envoi et la relance supportent l’automatisation parce qu’ils se répètent. La vente ne s’y prête pas, parce qu’elle dépend d’un fil précis. Un chatbot capable de rédiger ne change pas ce partage : il déplace la question du texte vers les règles qu’on lui donne. Pour le détail des mécanismes et de leur réglage, lis le guide automatiser les messages aux fans.
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Pour aller plus loin sur ce sujet :
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