Définition

Saisonnalité

La saisonnalité désigne les variations de chiffre d'affaires qui reviennent aux mêmes moments sur le compte d'une créatrice, du cycle de la journée à celui de l'année, sans qu'aucune décision les ait provoquées.

La saisonnalité décrit des fans qui dépensent différemment, pas des fans qui partent. C’est ce qui la sépare du churn : dans un creux saisonnier, la base reste en place et le rythme d’achat ralentit ; dans une vraie chute, les abonnements se ferment. Les deux se ressemblent sur un graphique mensuel et n’appellent pas du tout les mêmes décisions.

Quels cycles composent la saisonnalité d’un compte ?

Quatre, emboîtés les uns dans les autres, de la journée à l’année.

Cycle Ce qui peut le faire bouger Ce que tu en fais
La journée l’heure à laquelle les fans lisent et achètent tu couvres les heures qui vendent
La semaine les jours où ta présence est forte ou nulle tu places tes envois
Le mois les dates de renouvellement et de paie de tes fans tu places les grosses offres
L’année vacances, fêtes, rentrée tu prépares le contenu à l’avance

Un seul de ces cycles est mesuré chez nous, le plus court : sur nos données, le soir maximise la conversion et les créneaux de deux à six heures du matin l’effondrent. Les trois autres ne se devinent pas. Ils se lisent sur ton propre relevé de revenus, mois par mois, et ils diffèrent d’un compte à l’autre.

Comment distinguer une baisse saisonnière d’une vraie chute ?

En comparant à la même période de l’année précédente, jamais au mois qui vient de passer. Un mois comparé au précédent ne dit rien : il compare deux saisons différentes.

Trois signes désignent un creux saisonnier :

  • Il revient. Le même creux existait au même moment l’an dernier, et l’année d’avant.
  • Il touche tout le compte. Pas un segment de fans, pas un type de contenu.
  • Les fans restent. Les abonnements tiennent, seul le rythme d’achat ralentit.

Trois signes désignent autre chose :

  • Les abonnements se ferment en même temps que le chiffre baisse.
  • La baisse démarre après un changement : une hausse de prix, un départ dans l’équipe, un changement de plateforme.
  • Elle ne s’arrête pas quand la période haute revient.

Il faut au moins deux cycles complets avant de parler de saisonnalité. Avant ça, tu as une variation, pas une saison. Traiter la première comme la seconde revient à ne rien corriger pendant un an.

Que peut-on planifier à l’avance ?

Le contenu, la trésorerie et les absences. Pas le chiffre : la saisonnalité ne se combat pas, elle s’anticipe.

  1. Le contenu. Ce qui sera publié pendant le creux se produit pendant la période haute, quand l’énergie est là. C’est la fonction d’une banque de contenu et d’un calendrier éditorial.
  2. La trésorerie. Un mois creux se prépare le mois plein d’avant. C’est le seul moment où la décision est facile à prendre.
  3. Les absences. Prendre ses congés dans le creux coûte beaucoup moins qu’au pic, et personne ne le fait spontanément.

Quelles erreurs la saisonnalité fait-elle commettre ?

Trois, toujours les mêmes, et toutes commises au creux. Changer de stratégie au pire moment : baisser ses prix ou refaire ses scripts pendant un creux prévisible, puis attribuer à ce changement la remontée qui serait arrivée de toute façon. Juger une équipe sur un mois : un chatteur évalué sur une période basse est évalué sur le calendrier. Compenser par du volume : pousser des envois vers des créneaux dont on sait déjà qu’ils ne vendent pas ne remplit pas un creux et fatigue la base.

La méthode de lecture mois par mois est détaillée dans le guide pour suivre ses revenus de créatrice.

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Pour aller plus loin sur ce sujet :

Lire le guide complet