Définition

Typologie de fan

Classement des fans d'une créatrice par comportement d'achat et façon d'échanger, qui sert à décider à quel rythme lui proposer des contenus payants et à quel niveau de prix.

Le mot sonne comme un fichier client. Il désigne quelque chose de beaucoup plus modeste : trois ou quatre catégories de comportement, écrites une fois, que toute personne écrivant au nom d’une créatrice sait reconnaître en ouvrant une conversation.

À quoi sert une typologie de fan ?

À décider deux choses avant d’écrire : à quel rythme proposer, et à quel niveau de prix. Sans elle, la même offre part au même moment à tout le monde, ce qui gaspille les fans récents et sous-vend les fans installés.

  • Elle protège le début de conversation. Vendre avant le sixième message fait chuter la conversion d’environ un tiers dans nos données ; l’optimum arrive après une dizaine d’échanges. Marquer un fan comme « nouveau » suffit à tenir cette règle.
  • Elle évite de reproposer à l’aveugle. Un fan qui a refusé un contenu et un fan qui n’a jamais rien vu ne reçoivent pas le même message.
  • Elle rend la passation possible. Un chatter qui prend le poste sait en une ligne où en est chaque conversation.

Quels profils reviennent le plus souvent ?

Quatre, et les noms comptent peu : ce qui compte est la conduite à tenir.

Profil Ce qu’on observe Ce qu’on fait
Le nouveau vient d’arriver, n’a rien acheté on installe l’échange, on ne propose pas tout de suite
Le régulier achète des montants modérés, revient on garde le rythme et les paliers habituels
Le fan à fort volume rare, mais pèse une grande part des ventes on personnalise, on espace les propositions
Le dormant a acheté, puis s’est tu on rouvre le fil sans rien vendre

Le milieu parle parfois de « whale » pour le troisième. Il demande du soin, pas de la pression. C’est le profil qui se perd le plus vite ; ce qu’il pèse réellement et la façon de le repérer tôt sont traités dans l’entrée whale.

Sur quoi classe-t-on un fan ?

Sur ce qu’il fait, jamais sur ce qu’on imagine de lui. Trois signaux suffisent :

  1. La date du dernier achat, qui sépare l’actif du dormant.
  2. Le montant cumulé et le palier accepté, qui indiquent où placer la prochaine proposition.
  3. La façon d’échanger : réponses longues ou expédiées, initiative ou non, heures de présence.

Quelles erreurs commet-on avec une typologie de fan ?

Trois, et elles annulent le bénéfice.

  • Figer l’étiquette. Un fan change de catégorie ; la classification se relit chaque mois, sinon elle décrit un compte d’il y a un an.
  • Multiplier les cases. Au-delà de quatre ou cinq profils, personne ne s’en sert et chacun improvise à nouveau.
  • Confondre typologie et argumentaire. Savoir qu’un fan a beaucoup dépensé n’autorise pas à lui rappeler ce qu’il a dit au moment de conclure : nos données montrent qu’un rappel personnel placé pendant la vente coûte des points, alors qu’il semble aider.

Une typologie de fan remplace-t-elle la conversation ?

Non. Elle donne un point de départ, pas un texte. Le script de conversation fixe l’ordre des étapes, la typologie dit à quel étage entrer et à quelle vitesse avancer. Un fan classé « régulier » qui se met à répondre par un mot n’est plus un régulier, et c’est la lecture du fil, pas la case, qui le signale.

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