Volume de messages
Le volume de messages est le nombre de messages entrants à traiter sur une période donnée, tous comptes confondus ; c'est cette quantité, et non le nombre de créatrices suivies, qui dimensionne une équipe.
Le volume est une quantité totale ; il ne dit rien de sa répartition. C’est ce qui le sépare de la charge par chatteur, qui décrit ce qu’une seule personne en absorbe sur son créneau. Deux agences peuvent traiter le même volume avec des charges individuelles très différentes selon la façon dont les heures sont découpées. Le volume se constate ; la charge se décide.
Comment compte-t-on le volume de messages ?
En messages entrants qui appellent une réponse, par tranche horaire. Quatre règles suffisent à obtenir un chiffre exploitable.
- Les entrants seulement. Les messages sortants sont un résultat du travail, pas la quantité de travail à faire.
- Par créneau, pas par jour. Un total quotidien lisse précisément ce qu’on cherche à voir : les heures où tout arrive en même temps.
- Des messages, pas des conversations. Une conversation active pèse plusieurs messages ; un fil qui dort n’en pèse aucun.
- Le stock non traité compte aussi. Si tu ne comptes que ce que l’équipe traite déjà, tu dimensionnes pour ta capacité actuelle, pas pour ce qui existe.
Pourquoi dimensionne-t-il l’équipe avant le nombre de créatrices ?
Parce que deux comptes de taille affichée identique ne produisent pas la même quantité de messages. Ce sont les fans qui écrivent qui font le travail, pas les comptes ouverts : un compte peut rester silencieux des semaines pendant qu’un autre remplit une file à lui seul.
| Ce qu’on compte d’habitude | Ce que ça dit du travail à faire |
|---|---|
| Nombre de créatrices | rien sur le nombre de fans qui écrivent |
| Nombre d’abonnés | rien sur la part qui converse vraiment |
| Chiffre d’affaires | rien sur le travail nécessaire pour l’obtenir |
| Messages entrants par créneau | c’est la seule ligne qui donne un nombre de postes |
C’est aussi le chiffre à regarder avant d’accepter une créatrice de plus : la question n’est pas « combien de comptes tenons-nous », mais « combien de messages en plus, et à quelles heures ». Le découpage qui en découle relève de la rotation de chatters.
Tous les créneaux se valent-ils ?
Non : le même nombre de messages ne produit pas le même chiffre selon l’heure où il arrive. Le volume seul ne suffit donc pas à répartir les postes : il faut le croiser avec la valeur du créneau. Sur nos données, le soir maximise la conversion et les créneaux de deux à six heures du matin l’effondrent.
Que faire quand le volume dépasse la capacité ?
Choisir explicitement ce qu’on n’ira pas traiter. Sans cette décision, le tri se fait tout seul, et il se fait mal : l’équipe expédie tout, et un chatter pressé conclut vite. Sur nos données, une vente proposée avant le sixième message fait chuter la conversion d’environ un tiers. Un volume subi ne coûte pas que du confort.
Trois leviers, dans cet ordre.
- Renforcer le créneau du soir avant d’ouvrir de nouvelles heures.
- Resserrer les portefeuilles, pour ramener la charge individuelle sous le seuil où la qualité tient.
- Sortir le stock dormant de la file active : les conversations dormantes ne se traitent pas au même rythme que les fils vivants.
Le calcul poste par poste est détaillé dans le guide sur le coût d’une équipe de chatting.
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