Définition

Charge par chatteur

La charge par chatteur est le nombre de conversations actives qu'une même personne tient en parallèle sur un créneau, distinct du nombre de fils ouverts dans l'outil et du nombre de comptes suivis.

La charge est ce qu’une personne absorbe, pas ce que l’équipe reçoit. Le volume de messages est une quantité subie ; la charge par chatteur est une décision d’organisation, et c’est la seule des deux sur laquelle on peut agir. Elle ne se mesure ni en heures de poste ni en comptes suivis, mais en conversations réellement tenues en même temps.

Combien de conversations un chatteur tient-il en parallèle ?

Beaucoup moins que ce qu’affiche sa file. Les fils ouverts ne pèsent pas tous la même chose, et confondre les quatre lignes ci-dessous conduit à surcharger sans le voir.

Ce qu’on compte Ce que ça pèse réellement
Fils ouverts dans l’outil presque rien : la plupart dorment
Conversations actives dans le créneau l’essentiel de la charge
Conversations suivies avec un historique long le plus lourd : il faut relire avant d’écrire
Nombre de comptes tenus rien en soi, sauf le coût du changement de voix

Le nombre tenable dépend de la longueur des messages, du niveau de prix des contenus et du nombre de comptes différents dans le lot. Il n’existe pas de valeur universelle : celle qui compte est celle que ton équipe tient sans que les signes ci-dessous apparaissent.

À partir de quel point la qualité décroche-t-elle ?

Au moment précis où la relecture de l’historique saute. C’est le premier geste sacrifié quand la file monte, et c’est celui qui coûte le plus cher. Un chatteur qui n’a pas relu ne sait pas où en est l’échange, et propose au premier signe favorable : sur nos données, une vente placée avant le sixième message fait chuter la conversion d’environ un tiers, alors que l’optimum se situe après une dizaine d’échanges.

Quatre signes apparaissent dans cet ordre :

  1. Les messages raccourcissent et se ressemblent d’un fan à l’autre.
  2. La proposition arrive plus tôt dans l’échange, sans que personne l’ait décidé.
  3. Les fils tièdes ne sont plus rouverts : seuls ceux qui écrivent en premier reçoivent une réponse.
  4. La voix dérive, parce que tenir un ton demande une attention qui n’est plus disponible.

Comment mesurer la charge réelle plutôt que la charge affichée ?

Sur le créneau du soir, en conversations actives, rapportées au temps d’écriture effectif.

  • Compte les fils où le fan a écrit pendant le créneau, pas ceux qui sont dans la file.
  • Rapporte-les à la durée réelle d’écriture, pas à la durée du poste.
  • Ajoute le nombre de comptes différents dans le lot : chaque bascule de voix se paie.
  • Fais la mesure sur l’heure de pointe, jamais sur la moyenne de la journée : la moyenne dit que tout va bien pendant que le soir déborde.

Comment la faire baisser sans recruter ?

En retirant du travail de la file, pas en demandant d’aller plus vite. Presser une équipe déjà chargée produit exactement le symptôme qu’on cherchait à éviter.

  • Resserrer le portefeuille sur moins de comptes, ce que permet un découpage par créneau plutôt que par créatrice (voir rotation de chatters).
  • Sortir les fils dormants de la file active, pour qu’ils ne prennent plus l’attention des conversations vivantes.
  • Retirer l’objectif de vente sur la nuit, où la conversion s’effondre de toute façon.

Une charge tenue est aussi ce qui rend le contrôle qualité utile : sur un chatter saturé, il ne fait que constater la saturation. Le dimensionnement complet est repris dans le guide sur le recrutement de chatters.

Termes liés

Pour aller plus loin sur ce sujet :

Lire le guide complet