Contrôle qualité
Le contrôle qualité en chatting est la relecture régulière d'un échantillon de conversations réelles, notée sur des critères écrits, pour corriger ce qui se dit aux fans sans attendre que les ventes baissent.
Le contrôle qualité n’est pas la lecture des indicateurs. Le taux de conversion dit qu’un créneau vend moins ; il ne dit jamais pourquoi, et il met plusieurs semaines à le dire. Le contrôle qualité ouvre les conversations elles-mêmes et donne la cause dès la première relecture, sur un échantillon minuscule.
À quelle fréquence relire ?
Une fois par semaine, à heure fixe, sur une dizaine de conversations par personne. Le rythme compte plus que le volume : une relecture mensuelle arrive après que l’habitude s’est installée.
Deux règles de tirage évitent de se mentir.
- Tire au hasard, pas dans les conversations qui ont vendu : celles-là ne montrent que ce qui a déjà marché.
- Prends au moins un fil par créneau horaire, nuit comprise. Une équipe relue uniquement sur ses heures de bureau n’est relue que sur son meilleur quart de temps.
Il faut assumer la limite du procédé : dix conversations par semaine et par personne, c’est une part infime de ce qui part réellement. Le contrôle qualité échantillonne, il ne surveille pas.
Qu’est-ce qu’on regarde, concrètement ?
Des points vérifiables, pas des impressions. Le partage se fait entre ce qui se compte et ce qui se discute. Et on ne note que la première colonne.
| Ce qui se compte | Ce qui se discute |
|---|---|
| Rang du message où la vente est proposée | « la conversation manquait de chaleur » |
| Terminaison du message de vente | « il aurait pu pousser plus » |
| Prix annoncé une seule fois, en clair | « le ton n’était pas tout à fait elle » |
| Reprise correcte du fil en début de créneau | « j’aurais fait autrement » |
Les deux premières lignes portent l’essentiel. Sur nos données, proposer avant le sixième message fait perdre environ un tiers de la conversion, l’optimum arrivant après une dizaine d’échanges. Et la fin du message de vente pèse à elle seule : les points de suspension sont le pire terminateur mesuré, une question fermante au moment de conclure coûte plusieurs points. Ces trois éléments se vérifient d’un coup d’œil, sans débat de goût.
Comment noter sans démotiver ?
En notant le geste, jamais la personne, et en séparant ce qui vient du chatter de ce qui vient du créneau. Trois principes tiennent la note debout.
- Une grille écrite, connue d’avance. On ne découvre pas les critères le jour de la note.
- Un écart, un exemple. Un reproche sans capture de la conversation concernée n’est pas un reproche, c’est une humeur.
- Comparer à créneau égal. Une conversation de quatre heures du matin ne se juge pas comme une de vingt-et-une heures : la conversion s’effondre entre deux et six heures et culmine le soir, quel que soit le talent de qui écrit.
Une note qui ignore le troisième principe se lit comme une injustice.
Qui doit s’en charger ?
Quelqu’un dont c’est le temps de travail prévu, pas le patron quand il a un moment. Le contrôle qualité qui dépend de la disponibilité de la direction disparaît au premier mois chargé, exactement comme la passation.
Ce qui sort de la relecture ne se corrige pas fil par fil : ça remonte dans le script de conversation et dans la fiche de voix. La méthode complète est dans le guide sur la gestion du chatting.
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Lire le guide complet