Définition

Étiquette

Une étiquette est un mot (« nouveau », « a refusé ») posé à la main ou automatiquement sur le fan d'une créatrice de contenu, pour le retrouver plus tard et savoir quoi lui écrire.

L’étiquette est le marquage ; la segmentation est le découpage. On pose une étiquette fan par fan, à la main ou automatiquement, au moment où l’information apparaît : un achat, un refus, un silence. Sans étiquettes, la segmentation n’a rien à découper ; sans segmentation, les étiquettes ne servent qu’à relire une conversation.

À quoi sert d’étiqueter ses fans ?

À retrouver quelqu’un sans rouvrir son fil. Trois usages reviennent, et ils suffisent.

  • Filtrer avant d’écrire. Envoyer à ceux qui portent « a acheté un custom » plutôt qu’à toute la liste.
  • Reprendre une conversation à froid. La marque reste sur la fiche quand le chatter qui l’a posée n’est plus là : c’est ce que la passation transmet à chaque prise de poste et que l’étiquette, elle, conserve sans qu’on ait à le réécrire.
  • Ne pas reproposer la même chose. Marquer un refus évite de revenir avec l’offre déjà écartée quinze jours plus tard.

Étiquette, segmentation, typologie : quelle différence ?

Trois mots pour trois objets distincts, souvent employés l’un pour l’autre.

Terme Ce que c’est Où ça vit
Étiquette une marque posée sur un fan sur la fiche du fan
Segmentation le découpage de la base en groupes dans la décision d’envoi
Typologie le vocabulaire des profils reconnus dans les règles écrites de l’équipe

La typologie fournit les mots, l’étiquette les applique à une personne, la segmentation rassemble. Une équipe qui étiquette sans typologie finit avec des marques qui se recouvrent et que plus personne ne sait lire.

Quelles étiquettes valent la peine d’être posées ?

Celles qu’on peut vérifier et qui commandent une action. Une étiquette factuelle vieillit bien : « a acheté en juin », « fuseau Europe », « refusé à 40 ». Une étiquette d’impression vieillit mal : « sympa », « chaud », « facile ». La première se contrôle, la seconde se recopie d’un chatter à l’autre jusqu’à ce que plus personne ne sache d’où elle vient.

Deux règles pratiques : une étiquette sans date n’est pas une information, et une étiquette que personne n’a utilisée depuis deux mois se supprime. Un fan marqué expiré l’année dernière et jamais relu fausse tous les comptages.

Qui pose l’étiquette : une personne ou l’outil ?

Les deux, sur des matières différentes. L’outil marque sans se tromper ce qu’il constate lui-même : un achat et son montant, un abonnement arrivé à échéance, une absence de réponse depuis un nombre de jours donné. Une personne marque ce qui a été dit dans la conversation (un refus et son ton, un contenu promis, un fuseau horaire annoncé), et seulement quand c’est vérifiable en relisant le fil.

Chacun des deux a son mode de panne, et ils ne se ressemblent pas :

Qui pose Panne typique Ce que ça donne
L’outil une étiquette que personne n’a définie des marques posées sur tout le monde, qui ne trient plus rien
Une personne une étiquette que personne ne retire des marques justes le jour où elles ont été écrites, fausses six mois après

La règle qui tient : si un fait est visible dans les données du compte, l’outil le marque ; sinon, quelqu’un l’écrit et date son geste.

Le marquage n’a de valeur que s’il tient dans un outil que toute l’équipe consulte : c’est l’objet du guide logiciel de gestion d’agence de créateurs.

Termes liés

Pour aller plus loin sur ce sujet :

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